Outil gratuit G7/OCDE : évaluez votre maturité IA en 5 min

Jauge de maturité IA à moitié remplie sur fond bleu nuit, avec une coche corail, illustrant l'auto-évaluation gratuite d'une TPE-PME avec l'outil du G7 et de l'OCDE.

Le 29 mai 2026, à Bercy, les ministres du Numérique des sept plus grandes économies du monde se sont réunis. Au milieu des grandes déclarations sur l’intelligence artificielle de confiance, un point concret est passé presque inaperçu : le lancement, avec l’OCDE, d’un outil gratuit pour aider les petites entreprises à savoir où elles en sont avec l’IA.

Pas un rapport de 200 pages, pas une énième conférence. Un questionnaire en ligne, gratuit, qui prend cinq minutes, et qui vous dit où se situe votre entreprise face à l’IA, plus une liste d’aides disponibles dans votre pays. Vous pouvez le faire ce soir, c’est rapide, facile, sans engagement ni collecte de donnée et sans payer un centime ni rien installer.

Alors, gadget institutionnel ou vrai point de départ utile pour un dirigeant qui ne sait pas par quel bout prendre l’IA ? On l’a regardé de près, et on vous dit honnêtement ce qu’il vaut, ce qu’il fait, et la limite à connaître avant de cliquer.

  • Le 29 mai 2026, le G7 et l’OCDE ont lancé un outil gratuit d’auto-évaluation IA pour les TPE/PME : le « SME AI Readiness Tool », accessible sur sme.oecd.ai.
  • Le questionnaire prend environ 5 minutes, ne stocke aucune donnée (tout reste dans votre navigateur) et vous donne un profil de maturité IA.
  • À la fin, il vous propose aussi une sélection de programmes d’aide publics disponibles dans votre pays.
  • La limite à connaître : l’outil est en anglais uniquement et réservé aux pays du G7. Le résultat reste général, pas un plan d’action sur mesure.
  • Selon les travaux du G7, l’IA peut apporter de 25 à 40 % de gains sur des tâches dites cognitives, et environ 15 % à l’échelle d’une unité commerciale.
  • Bien utilisé, c’est un bon point de départ pour situer votre entreprise. Mal utilisé, c’est un résultat qu’on regarde une fois et qu’on oublie. La différence se joue sur ce que vous en faites ensuite.

1Ce que le G7 a lancé le 29 mai 2026

Reprenons depuis le début. Le 29 mai 2026, la France, qui préside le G7 cette année, a réuni à Bercy les ministres du Numérique des sept pays membres. Quatre priorités ont été adoptées autour de l’IA et du numérique. L’une d’elles porte un nom simple : faire de l’intelligence artificielle un moteur de croissance pour toutes les entreprises, y compris les plus petites.

C’est dans ce cadre qu’a été lancé, en partenariat avec l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques, le club des grandes économies développées), un outil baptisé « SME AI Readiness Tool ». En français, on pourrait le traduire par « outil d’évaluation de la préparation des PME à l’IA ». Il est accessible librement à l’adresse sme.oecd.ai.

Ouvrir le SME AI Readiness Tool (sme.oecd.ai) ↗
de quoi on parle

Un outil d’auto-évaluation, c’est un questionnaire que vous remplissez vous-même sur votre entreprise. À la fin, il vous renvoie un diagnostic : où vous situez-vous, qu’est-ce qui vous manque, par quoi commencer. Ici, le sujet du diagnostic, c’est votre niveau de préparation à l’IA. Pas besoin de la moindre compétence technique pour le remplir.

L’outil n’est pas sorti de nulle part. Il s’appuie sur un document de cadrage adopté l’an dernier, sous la présidence canadienne du G7 en 2025, le « SME AI Adoption Blueprint », une feuille de route pour aider les petites entreprises à adopter l’IA. Autrement dit, ce n’est pas un coup de communication isolé, mais l’aboutissement d’un travail commencé avant.

2Pourquoi cet outil existe : l’écart entre les grands et vous

Pourquoi mobiliser le G7 et l’OCDE pour un simple questionnaire ? Parce qu’il y a un vrai problème derrière, et il vous concerne directement. Sur l’IA, le fossé se creuse entre les grandes entreprises et les petites structures.

Anne Le Hénanff, la ministre française déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, l’a illustré par un exemple concret. Un grand groupe comme Bouygues Telecom peut mobiliser une équipe d’une centaine de personnes dédiée à l’IA. Une TPE ou une PME n’a évidemment pas ces moyens. Résultat : les grands avancent vite, et les petits risquent de rester sur le quai.

Le souci, c’est que le potentiel, lui, est bien réel. Les travaux présentés dans le cadre du G7 citent des études montrant des gains de productivité de 25 à 40 % sur des tâches dites cognitives, c’est-à-dire des tâches de réflexion, de rédaction ou d’analyse, et d’environ 15 % à l’échelle d’une unité commerciale entière.

De 25 à 40 % de gains sur des tâches de réflexion ou de rédaction : c’est l’écart que l’IA peut creuser entre deux entreprises du même métier. Sauf que ces gains profitent aujourd’hui surtout à ceux qui ont les moyens de s’y mettre. Tout l’enjeu d’un outil gratuit, c’est de remettre les petites structures dans la course.

C’est exactement la raison d’être de cet outil : donner à n’importe quel dirigeant, sans budget ni service informatique, un premier point de repère pour savoir où il en est. Un point de départ, gratuit, là où les grands groupes paient des cabinets de conseil pour le même type de diagnostic.

3Concrètement, à quoi ça ressemble en 5 minutes

Voyons ce qui se passe quand vous ouvrez la page. Le questionnaire est annoncé pour cinq minutes environ, et il se découpe en cinq parties simples :

  • Votre profil d’entreprise : pays, secteur d’activité, taille, ancienneté.
  • Vos fondations numériques : les outils que vous utilisez déjà, votre niveau d’équipement informatique.
  • Votre usage actuel de l’IA : rien, un peu, beaucoup.
  • L’étendue de cet usage : un test isolé, ou quelque chose d’intégré à votre activité.
  • Vos freins et vos besoins : ce qui vous bloque, ce qui vous manque pour avancer.

À la fin, vous obtenez deux choses. D’abord, un profil de maturité : l’outil vous situe sur l’échelle d’adoption de l’IA définie par l’OCDE, en clair, il vous dit si vous êtes au point mort, en train de démarrer, ou déjà bien avancé. Ensuite, et c’est le plus utile, une sélection de programmes d’aide publics disponibles dans votre pays, en fonction de votre profil.

concrètement, pour vous

Bonne nouvelle pour la confidentialité : l’outil précise qu’aucune donnée n’est collectée, stockée ni transmise. Tout est traité localement, directement dans votre navigateur. Vous ne créez pas de compte, vous ne laissez pas votre e-mail, vous ne recevrez pas de démarchage derrière. Vous remplissez, vous lisez votre résultat, et c’est tout.

Pour un dirigeant qui hésite à se lancer, c’est précisément le genre de première marche qui ne coûte rien et n’engage à rien. Vous ne signez aucun contrat, vous ne vous abonnez à rien. Vous prenez juste cinq minutes pour mettre un mot sur une situation que vous ressentez confusément : « où est-ce que j’en suis, au juste ? »

4Ce que l’outil ne fait pas (la limite à connaître)

Soyons honnêtes, parce que c’est tout l’intérêt de cet article par rapport aux communiqués officiels. Cet outil est utile, mais il a des limites qu’il vaut mieux connaître avant de cliquer, pour ne pas être déçu.

à savoir avant de cliquer

L’outil est disponible en anglais uniquement, et réservé aux entreprises des pays du G7 (la France en fait partie, donc vous y avez bien accès). Si l’anglais n’est pas votre fort, prévoyez d’utiliser la traduction automatique de votre navigateur : un clic droit, « Traduire en français », et le questionnaire devient lisible. Ce n’est pas idéal, mais ça reste faisable.

Deuxième limite, plus importante : le résultat reste général. L’outil vous dit dans quelle catégorie vous tombez et vous oriente vers des aides publiques, mais il ne vous remet pas un plan d’action sur mesure pour votre boulangerie, votre cabinet ou votre garage. Il vous dit « voilà où vous en êtes », pas « voilà exactement quoi faire lundi matin ».

C’est normal : un outil pensé pour des millions d’entreprises de sept pays ne peut pas connaître les spécificités de la vôtre. Il défriche, il situe, il oriente. C’est déjà beaucoup. Mais ne lui demandez pas ce qu’il n’est pas conçu pour faire, c’est-à-dire décider à votre place par quel cas d’usage commencer concrètement chez vous.

5Comment vous en servir vraiment, et après

Un diagnostic qu’on lit une fois et qu’on oublie ne sert à rien. Pour que ces cinq minutes comptent, voici ce que je vous conseille d’en faire, étape par étape.

1. Faites-le pour de vrai, pas en survol

Répondez honnêtement, pas comme vous aimeriez être. Si vous n’utilisez l’IA que pour quelques recherches de temps en temps, dites-le. Le diagnostic ne vaut que par la sincérité de vos réponses. C’est comme un bilan chez le médecin : mentir sur ses symptômes ne rend pas le résultat plus flatteur, juste plus inutile.

2. Notez votre profil et les aides proposées

Gardez une trace de votre niveau de maturité et de la liste d’aides que l’outil vous affiche. Pour la France, ça peut recouper le plan « Osez l’IA » et les aides gouvernementales pour les TPE/PME, lancé en 2025 pour accompagner justement les petites structures. Ce sont des leviers concrets, souvent méconnus, qu’il serait dommage de laisser de côté.

3. Transformez le diagnostic en première action

Le résultat vous dit où vous en êtes. À vous, ou à quelqu’un qui vous accompagne, d’en tirer une première action concrète : automatiser une tâche répétitive, structurer vos réponses clients, gagner du temps sur un devis. Avant d’investir le moindre euro, il vaut la peine de vérifier si le jeu en vaut la chandelle pour une petite structure : notre analyse sur la rentabilité de l’IA pour une petite structure détaille comment raisonner sans se faire avoir.

Un diagnostic gratuit ne vaut rien tant que personne n’en fait quelque chose. La valeur n’est pas dans le résultat, elle est dans la première action que vous décidez d’en tirer.

C’est là qu’un accompagnement local prend tout son sens. L’outil du G7 vous donne la photo de départ ; encore faut-il quelqu’un qui connaît votre métier et votre région pour transformer cette photo en feuille de route réaliste. C’est exactement le rôle qu’on joue chez Axe IA auprès des entreprises des Pyrénées-Orientales : partir de là où vous en êtes, pas d’un modèle théorique.

Ce qu’il faut garder en tête

Cet outil du G7 et de l’OCDE ne va pas révolutionner votre entreprise. Ce n’est pas son but. Mais il a un mérite rare : il est gratuit, rapide, sans piège, et il s’adresse enfin directement aux petites structures, celles qu’on oublie le plus souvent quand on parle d’intelligence artificielle.

Voyez-le pour ce qu’il est : un point de départ honnête. Il vous situe, il vous oriente vers des aides, et il vous force à vous poser la bonne question, celle que beaucoup de dirigeants repoussent depuis des mois : « où est-ce que j’en suis, vraiment, avec l’IA ? » Cinq minutes pour y répondre, c’est un investissement dérisoire.

Le reste, c’est-à-dire transformer ce diagnostic en gains réels pour votre activité, ne dépend plus de l’outil. Ça dépend de ce que vous décidez d’en faire. Retrouvez toutes nos analyses sur le budget, les aides et la conformité de l’IA ainsi que bien d’autres sujets dans la rubrique actualités.

La vraie question n’est pas : « Suis-je en retard sur l’IA ? »

Mais plutôt : « Quelle est la première chose simple que je peux faire dès cette semaine ? »

Vous avez fait le test et vous ne savez pas par où commencer ?

Axe IA transforme votre diagnostic en un plan d’action concret, adapté à votre métier et à votre budget, sans jargon et avec un vrai accompagnement humain dans les Pyrénées-Orientales.

Parlons de votre projet

Questions fréquentes

Oui, totalement. Le « SME AI Readiness Tool », développé par l’OCDE sous la présidence française du G7, est accessible librement sur sme.oecd.ai. Vous ne créez pas de compte, vous ne laissez pas d’e-mail, et l’outil précise qu’aucune donnée n’est collectée ni stockée : tout est traité directement dans votre navigateur. Le questionnaire prend environ cinq minutes.

Non, à ce jour il est uniquement en anglais et réservé aux entreprises des pays du G7, dont la France fait partie. Si l’anglais vous gêne, la solution la plus simple est d’utiliser la traduction automatique de votre navigateur (clic droit, « Traduire en français »). Le questionnaire devient alors parfaitement lisible, même si la traduction n’est pas toujours parfaite.

Deux choses. D’abord, un profil de maturité IA qui vous situe sur l’échelle d’adoption définie par l’OCDE : au point mort, en démarrage ou avancé. Ensuite, une sélection de programmes d’aide publics disponibles dans votre pays, en fonction de votre profil. Pour la France, cela peut recouper des dispositifs comme le plan « Osez l’IA ». En revanche, l’outil ne fournit pas de plan d’action détaillé propre à votre métier.

Oui, c’est même là qu’il est le plus utile. L’outil est explicitement conçu pour les dirigeants qui n’ont pas encore commencé, qui hésitent, ou qui s’y sont mis un peu sans savoir s’ils s’y prennent bien. Aucune compétence technique n’est requise. Il vous donne un premier repère neutre et gratuit, sans engagement, pour décider ensuite si et comment aller plus loin.

Sources

  1. OCDE, « SME AI Readiness Tool », consulté en juin 2026. sme.oecd.ai
  2. Présidence de la République, G7 Évian 2026, « Réunion des ministres du numérique du G7 : une feuille de route commune pour une intelligence artificielle de confiance », 1er juin 2026. elysee.fr
  3. Direction générale des Entreprises (DGE), « Le G7 s’engage pour un numérique responsable : quatre priorités adoptées sous présidence française », juin 2026. entreprises.gouv.fr
  4. Le Monde du Chiffre, « G7 Numérique : la France veut rendre l’IA plus accessible aux TPE/PME », juin 2026. lemondeduchiffre.fr
  5. L’Usine Digitale, « Open source, PME, énergie : le G7 dessine une feuille de route pour diffuser l’IA dans l’économie », juin 2026. usine-digitale.fr
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